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Connaissez-vous et partagez-vous les valeurs de votre entreprise ?

Connaissez-vous et partagez-vous les valeurs de votre entreprise ?

Connaissez-vous et partagez-vous les valeurs de votre entreprise ?

Dans un moment où les entreprises et les collectivités cherchent de mettre en avant leur vision et leurs valeurs, dans quelle mesure comprenez-vous et adhérez-vous à cette démarche ? Quelle valeur cela peut-il apporter ?

Un sujet controversé en entreprise

Lorsque j’ai décidé de faire parler JJ et Raph sur le sujet des valeurs, j’ai commencé par me demander s’il y avait une différence entre les valeurs que je m’efforce d’appliquer à titre personnel, et les valeurs que je souhaite retrouver en entreprise. 

Quand je regarde les définitions données, les 2 approches semblent converger : on identifie deux types de valeurs couramment utilisées en entreprise :

  • Des valeurs éthiques et morales : ce sont des principes de conduite qui orientent les actions des individus dans l’entreprise en matière de responsabilité sociale, de respect de la loi et de l’éthique professionnelle. 

Par exemple : la transparence, l’honnêteté, l’intégrité, la justice et le respect de la vie privée des salariés et des clients.

  • Des valeurs culturelles et sociales : reflets de l’identité de l’entreprise et de ses collaborateurs, ainsi que des normes et comportements socialement acceptables. 

Par exemple : la créativité, l’innovation, le travail d’équipe, le respect de la diversité culturelle et la conscience écologique.

La conjugaison de ces deux types de valeurs semble les renforcer mutuellement pour créer une culture d’entreprise cohérente et unifiée, basée sur des principes éthiques solides et une identité culturelle forte.

Pourtant force est de constater qu’entre l’ambition affichée par l’entreprise en matière de valeurs et leur mise en pratique, l’écart est souvent significatif. C’est d’ailleurs selon moi un baromètre intéressant de l’état de fonctionnement de l’entreprise.

Comment faire votre propre diagnostic de situation de votre entreprise ? 

Je vous partage ma grille d’analyse : quelques questions simples à vous poser:

  • Dans le processus même d’élaboration des valeurs: vous êtes-vous déjà demandé comment les valeurs de votre entreprise ont été construites ? A quand remonte leur dernière actualisation ? A mon sens, leur élaboration dit quelque chose des modes de management, des processus de décision dans l’entreprise et du rapport à la créativité. 

Le choix des valeurs est-il cantonné à une construction en Comité de direction ou co-construite plus largement ? S’appuie-t-il sur un processus très cadré ou laisse-t-elle une place à la créativité ? Comment a été le partage de ces valeurs auprès des équipes ? Par qui ?

  • Dans son incarnation: retrouvez-vous une cohérence entre les actes managériaux dont vous êtes témoins et les valeurs engagées par votre entreprise ? 

La bienveillance et l’empathie peuvent ainsi parfois être vidées de leur sens, lorsque vous êtes témoins de comportements problématiques dans votre entité.  Dans ce cas, les valeurs peuvent se retourner contre elles-mêmes, avec un risque de relâchement dans les comportements, voire une démobilisation. 

Je constate que la génération Z ne transige pas avec l’exemplarité. Étant déjà bien engagée dans mes 40 ans, je constate à quel point les jeunes recrues sont bien plus attachées que les générations précédentes au respect des valeurs. Pour faire passer leurs convictions, elle peut prendre des décisions radicales comme la démobilisation ou le recours aux réseaux sociaux pour exprimer ses positions. Ce qui m’a donné à réfléchir à ce j’étais prête à accepter au même âge …

  • Dans son interprétation: c’est une vraie difficulté de décliner les valeurs car chacun de nous ne met pas le même sens derrière le même mot. 

Quel sens mettez-vous derrière la valeur de fidélité ? De transparence ? La surexposition sur les réseaux sociaux revisite largement ces valeurs selon les générations, rendant plus complexe la déclinaison des valeurs selon l’âge, le métier, le secteur d’activités et bien d’autres critères intervenant au sein des entreprises.

Par exemple, je ne pense pas avoir eu la même émotion à signer mes premiers contrats de travail que les jeunes collaborateurs. L’évolution depuis plusieurs années vers une précarisation des contrats de travail y est sans doute pour beaucoup. Autre exemple : je ne pense pas avoir le même rapport à la transparence des salaires que les jeunes générations. Ce sujet ayant toujours feutré et tabou dans mes expériences professionnelles antérieures.

  • Dans son uniformisation: mes girafes en sont témoins. Avoir des valeurs différentiantes relève du casse-tête, voire de l’acte de rébellion, tant le politiquement correct s’est invité dans la plupart des communications des entreprises. 

Peut-on échapper aux considérations environnementales, d’inclusion ? d’autonomie ? Cette langue de bois vide les valeurs de leur substance concrète et opérationnelle.

  • Dans sa mise en perspective : Importance de l’alignement entre les valeurs et la stratégie de l’entreprise

Pouvez-vous faire facilement le lien entre la stratégie de votre entreprise, et les comportements et valeurs associés ? Est-ce que les managers autour de vous communiquent sur la cohérence de ces démarches ?

L’absence de vision et d’articulation logique entre ces dimensions affaiblissent les efforts pour donner de l’impact et du concret aux valeurs de l’entreprise

  • Dans l’impact du digital sur les valeurs en entreprise : les nouvelles attentes des collaborateurs en matière de valeurs liées à la technologie sont également à intégrer. 

Selon vous, votre entreprise accorde-t-elle assez d’importance à l’éthique et de la transparence avec l’accélération du digital ? Si oui, quelle forme cela prend concrètement ? Si non, quelle forme aimeriez-vous que cela prenne ?

Que pouvez-vous engager simplement à votre échelle pour mieux penser les valeurs de votre entreprise ?

Avoir une réponse claire et argumentée à ces questions vous permet déjà d’avoir un diagnostic solide de la situation dans votre entreprise. 

Selon votre position dans votre entité, la façon dont vous êtes le plus à l’aise pour communiquer et faire partager collectivement vos messages, interrogez-vous sur la façon de poser cet enjeu dans votre équipe, direction, entité : quand ? Comment ? avec qui ? Pourquoi ? Pour quoi ? 

Chacun a toutes les ressources aujourd’hui pour faire bouger les lignes à son niveau et faire avancer le système tout entier.

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Vous voulez initier une discussion constructive sur la vision et les valeurs de votre entreprise et vous vous demander comment l’engager ?

Quelques exemples de réalisations

  • Animation d’ateliers de construction de la vision d’une nouvelle Business Unit et d’une nouvelle direction support (Biocodex, Veolia Propreté)
  • Animation d’atelier de création des valeurs et des comportements associés ,avec des managers et des collaborateurs sur la base d’une vision partagée de l’entreprise (cabinet d’avocats, Orano)

POUR ALLER PLUS LOIN

COACHING

ACCOMPAGNEMENT ORGANISATION

Bonnes pratiques pour ne pas se prendre les pieds dans le tapis le jour de votre emménagement

Bonnes pratiques pour ne pas se prendre les pieds dans le tapis le jour de votre emménagement

Bonnes pratiques pour ne pas se prendre les pieds dans le tapis le jour de votre emménagement

Vous vous rapprochez du fameux jour J dans les nouveaux espaces et la tension monte d’un cran dans les équipes. Il existe des bonnes pratiques pour en faire un moment d’accueil et permettre à vos équipes de faire le plus important pour elles : être rapidement opérationnelles à leur nouveau poste de travail : pouvoir tenir leurs réunions de travail normalement, circuler dans les espaces sans se perdre et sans avoir un accès bloqué, bénéficier des services disponibles : cantine, impression de documents, …

Mettre en place une task force dédiée peut vous aider à réussir l’accueil. Si le jour J se passe calmement, vous avez de bonnes chances que l’appropriation soit l’affaire de quelques jours ou semaines tout au plus.

 

Tour d’horizon de quelques bonnes pratiques à avoir en tête pour que les choses se passent au mieux. Pour cela un mot d’ordre : pensez l’avant / le pendant / l’après le jour J

Avant le jour J

  • Planifiez l’installation et définissez votre stratégie en une seule vague ou en plusieurs selon vos capacités d’accueil : Combien de personnes devez-vous installer ? Des dizaines ? Des centaines ? Des sous-traitants sont-ils à prévoir ? 

Et pour cela, combien de personnes peuvent vous y aider ? A la direction Environnement de travail ? A l’immobilier ou aux RH ?

Mieux vaut parfois le faire en 2 ou 3 phases rapprochées qui vous permettront d’étaler la charge et d’apprendre des imprévus de la première que de vouloir embarquer tout le monde et avoir les yeux plus gros que le ventre !

  • Sélectionnez soigneusement les dates: anticiper les congés scolaires, le temps pour distribuer les cartons, pour laisser un minimum de temps pour faire les cartons (entre le télétravail et les déplacements des équipes) et pour organiser leur transfert dans les nouveaux espaces (distribution dans les bons étages et les zones d’implantation).

Ça y est, vous avez fixé une (plusieurs) date(s) d’installation dans les nouveaux locaux. Partagez là suffisamment tôt pour laisser chacun s’organiser à sa convenance. Cela réduira d’autant la pression de vos collaborateurs et mécaniquement la vôtre !

  • Communiquez sur le dispositif à l’arrivée : mon conseil, mettez en place une task force dédiée ! Idéalement composée des équipes de l’immobilier mais aussi de représentants volontaires des différents départements. Ils seront vos relais pour partager les infos et organiser la visite des nouveaux aménagements.

     

  • Prévoyez un circuit d’intégration : définissez le parcours de référence de vos collaborateurs pour qu’ils identifient leur lieu d’installation et tous les lieux communs nécessaires à connaître pour être opérationnel rapidement (diversité des salles de réunion, accès parking, accès cantine, …) et mobilisez des collaborateurs volontaires issus de chaque département concerné par ces nouveaux aménagements. Ces ambassadeurs identifiés en amont vous feront gagner un temps précieux le jour J

Pendant le jour J 

Votre task force arrive un peu plus tôt que les équipes pour s’assurer que tout est prêt pour les accueillir. Ils sont dynamiques et au service des nouveaux arrivants. Idéalement, ils peuvent avoir un T shirt ou un objet qui permet de les repérer facilement.

  • Marquez le coup : organisez un petit déjeuner d’accueil, distribuez des petits cadeaux marquant symboliquement l’arrivée dans ces nouveaux espaces et qui leur soient utiles (nouveau casque, connectique adaptée aux équipements des espaces, …) 
  • Accompagnez la prise en charge : prévoyez un dispositif mixte interne / prestataire pour accueillir les arrivants et déployer le parcours d’intégration : récupération du badge d’accès, visite des espaces de référence, récupération des cartons dans les espaces dédiés et des armoires individuelles, rappel des modalités d’accès aux espaces collaboratifs (réservation et utilisation)
  • Vérifiez que la majorité des aménagements sont prêts : veillez à ce que l’essentiel des installations soient opérationnels. Le 100% n’est pas indispensable, mais les postes de travail doivent être parfaitement opérationnels et les salles de réunion de taille moyenne (les plus fréquentées) également.
  • Faites les dernières piqûres de rappel pour sécuriser la connaissance des équipements par les collaborateurs : proposez des sessions courtes (15 à 30 min) sur la première semaine pour présenter les équipements digitaux installés dans les espaces : nouveaux équipements tactiles, systèmes de réservations de salles, types de mobilier proposés, …) Vous pouvez vous appuyer sur les prestataires ayant fait l’installation pour en faire les démos.

Après le jour J

Même si globalement les équipes s’approprient les lieux, les premières semaines et mois sont déterminants dans l’appropriation des espaces. Même si vous avez anticipé et interrogé les collaborateurs sur leurs besoins, vous n’êtes pas à l’abri de voir des espaces ne pas trouver preneurs et des salles de réunion spécifiques restées souvent vides. A vous de montrer que vous êtes réactifs.

  • Réagissez et prenez en charge rapidement les petits dysfonctionnements : pannes de matériel, finitions de travaux dans certains espaces, mobiliers manquants … Idéalement vous pouvez mettre en place un outil de ticketing dans les premières semaines pour intervenir sur les urgences simples et rapides
  • Acceptez de revoir certains aménagements : vous allez nécessairement vous tromper dans l’aménagement de certains espaces. Par exemple, de nombreux collaborateurs avaient peur d’avoir trop de bruit à leur poste de travail dans les espaces semi-ouverts. J’avais donc créé un espace bibliothèque pour le travail en silence à leur demande. Or en respectant les règles de vie dans les espaces, les équipes se sont appropriés leurs postes et la bibliothèque n’a jamais servi. Elle a connu une seconde de salle de réunion équipée pour recevoir des formations !
  • Communiquez auprès de vos parties prenantes sur votre ambition : clients, fournisseurs, … soyez fiers de vos nouveaux locaux. Ils parlent de votre organisation, de vos modes de fonctionnement et de vos valeurs. Vous pouvez organiser des visites de vos clients et prévoir un prospectus dédié pour l’accueil des externes.
  • Prévoyez un accompagnement des collaborateurs des autres sites : si vous avez d’autres collaborateurs installés sur d’autres sites, l’enjeu est le même. Ils doivent pouvoir trouver tout le confort matériel pour s’installer rapidement et facilement. Et avoir accès aux espaces de réunion. De même, vous pouvez prévoir un prospectus dédié pour eux également

Alors prêts pour envisager sereinement l’accueil de vos équipes ? Quelle task force avez-vous envie de mettre en place pour vous assurer de la réussite de votre projet ?

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Quelques exemples de réalisations

  • Directrice de projet du nouveau siège social d’Orano (projet de 17 000m² / 950 collaborateurs concernés). L’histoire de la transformation a été de concevoir un site collaboratif, digital, éco-responsable et facilement accessible à tous les collaborateurs du groupe
  • Participation à de nombreux benchmarks sur les nouveaux environnements de travail avec d’autres entreprises (Framatome, EDF, Sanofi, Engie)

POUR ALLER PLUS LOIN

FORMATION

ACCOMPAGNEMENT ORGANISATION

JJ & Raph : des personnages de transfert pour faciliter la prise de parole en entreprise

JJ & Raph : des personnages de transfert pour faciliter la prise de parole en entreprise

JJ & Raph : des personnages de transfert pour faciliter la prise de parole en entreprise

Ni militantes, ni expertes, ni bisounours, ces girafes sont le fruit de mon expérience et de mon imagination. Dans un moment de ma vie où les mots me venaient difficilement et brutalement, j’ai créé ces personnages de transfert pour me permettre d’exprimer par leurs voix mes réflexions, positions et ressentis face aux pratiques de l’entreprise.

Après m’être fortement attachée à ces personnages, je les ai présentés autour de moi auprès de proches et de collègues. J’ai pris conscience de leur potentiel de libération de la parole et de support précieux dans des actions collectives de teambuilding ou de formation. Elles sont ainsi devenues de précieuses alliées. Notamment entre les équipes et les managers, pour une mise en perspective des défis à relever, et une tentative de construire ensemble de nouvelles solutions …

D’où viennent ces personnages ?

Suite à mon burn out, je me suis retrouvée en pleine tempête mentale et en rejet de l’entreprise. J’étais tout simplement incapable de pouvoir exprimer mes pensées et mes émotions. JJ & Raph sont le fruit tantôt de ma colère sourde, tantôt de mon silence frustré. J’ai créé ces personnages de transfert pour mettre plus facilement des mots sur des ressentis. Je me suis très vite tournée vers un animal pour me donner beaucoup de liberté d’expression. Quant à la girafe, elle porte un imaginaire très fort pour beaucoup d’entre nous, et c’est l’animal préféré de mon époux !

JJ et Raph sont en quelque sorte les ‘Catherine et Liliane de l’entreprise’. Je me dis aussi qu’elles portent cette dualité permanente qui nous habite.

JJ est curieuse et optimiste. Elle s’informe et se questionne avec enthousiasme sur les nouvelles tendances de l’entreprise (nouveaux environnements de travail, rôle du manager, culture de la performance et des indicateurs, nouveaux modes de management, accélération du télétravail, …). Il faut dire que les sujets d’expérimentation ne manquent pas.

Raph est le côté obscur de JJ. Plus introvertie, sceptique et résistante à ces nouvelles approches, elle peut se montrer volontiers critique voire cynique. Face à une nouvelle pratique introduite dans l’entreprise, elle se tourne vers les défauts et les limites, et se raccroche à ce qui a le mérite de fonctionner aujourd’hui, même imparfaitement. Plutôt que d’envisager l’incertain et l’imparfait.

Il y a en nous tous une part de JJ et de Raph. Selon l’enjeu et le sujet, l’une prend le dessus sur l’autre. Elles sont simplement le reflet de nos contradictions, de nos peurs.

Pourquoi des girafes ?

A posteriori, j’ai constaté que je n’étais pas la seule à apprécier cet animal ! Et à m’en servir comme personnage de transfert. Marshall Rosenberg, le créateur génial de la Communication Non Violente (ou CNV) oppose ainsi le ‘Langage Chacal’ au ‘Langage Girafe’. Cette façon que nous avons de nous exprimer conditionne notre regard sur le monde. Elle répond selon lui à une question fondamentale : dans nos échanges avec les autres, préférons-nous avoir raison ou être heureux ? De ce choix découle notre façon de nous exprimer et un grand nombre de nos choix ! 

A ce titre, je vous invite à visionner l’atelier de Marshall Rosenberg sur la Communication Non Violente

    La vidéo est un peu longue, mais très riche et illustrée. A consommer avec ses proches et sans modération en famille et/ou entre collègues ! 

    Si vous souhaitez une version plus synthétique (environ 20 minutes), je vous partage cette vidéo que j’ai construite dans le cadre de mon apprentissage. En la suivant, vous pourrez démarrer vous-même la pratique de la Communication Non Violente.

    Et vous, quel serait votre personnage de transfert ?

    Quel animal choisiriez-vous pour pratiquer la Communication Non Violente ? Interrogez-vous sur ce choix : quels comportements, quelles qualités et quels défauts lui attribuez-vous ?

    Cet animal dit beaucoup de vos valeurs et de votre relationnel.

    Dans quelle(s) situation(s) / sur quels sujets imaginez-vous faire appel à lui pour faire réfléchir votre équipe ou votre direction ?

      Besoin d'être accompagné.e ?

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      Quelques exemples de réalisations

      • Animation d’ateliers de formation utilisant mes personnages de transfert pour une initiation à la Communication Non Violente (Orano)
      • Animation de séquences de teambuilding : avec une attention particulière sur les moments d’inclusion des participants ou de clôture de l’atelier avec des animations choisies (Egis, Airbus Helicopters)
      • Animation de différentes mises en situation ludiques permettant de travailler sur le relationnel et la maturité d’une équipe / direction (Biocodex, Orano)

        POUR ALLER PLUS LOIN

        CONSEIL

        NOUVEAUX MODES DE TRAVAIL

        Comment les entreprises ont vécu le passage du compliqué au complexe

        Comment les entreprises ont vécu le passage du compliqué au complexe

        Comment les entreprises ont vécu le passage du compliqué au complexe

        En partageant mon expérience en entreprise avec des collaborateurs(ices) issues de différents métiers et profils, je me suis rendue compte que nous partagions un point commun : chacun de nous a expérimenté à son niveau la complexité croissante de l’entreprise. 

        Plus de projets à piloter, de parties prenantes à adresser, de normes à intégrer, de concurrents à étudier, d’investissements à engager, de processus à actualiser, … Nous avons ainsi vu notre charge de travail et notre charge mentale augmenter significativement. Pour autant travailler plus est-elle la réponse appropriée à ces nouveaux défis ?

        Nous sommes en train d’expérimenter un moment particulier dans notre vie personnelle et professionnelle : le passage d’un environnement compliqué à un environnement complexe. Concrètement ça veut dire quoi ? 

        Un environnement compliqué signifie qu’il a un nombre fini de problèmes. Par conséquent, pourvu qu’on y mette des ressources et des moyens suffisants, les problèmes trouveront leurs solutions. Mauvaise nouvelle, un environnement complexe ne peut pas être complètement traité. Quelles que soient les ressources et moyens alloués, il intègre une multiplicité de paramètres telle, qu’ils ne peuvent être tous pris en compte. 

        Mes constats des impacts directs sur la gestion de mes projets de transformation 

        J’ai démarré mon parcours professionnel au début des années 2000 en m’intéressant à la façon de transformer les entreprises. J’ai ainsi transformé les organisations, les comportements, les processus de décisions, les façons de travailler, … Autant vous dire que mon voyage a connu plein de rebondissements ! 

        De mon poste d’observation des transformations de l’entreprise, j’ai fait quelques constats de ces impacts directs sur mes projets de transformation : 

        Le rythme des transformations s’est accéléré : lorsque j’ai commencé à travailler, les grands projets de transformation s’engageaient environ tous les 5 ans. Aujourd’hui, nous vivons une ère de reconfiguration quasi continue !

        La durée de vie des projets s’est raccourcie : initialement engagée sur des programmes de plusieurs années, la durée de projets se compte désormais en mois, voire en semaines .

         Le besoin d’une exemplarité portée par les équipes de direction s’est fait plus présent : quelles que soient l’ampleur et la nature des changements à opérer, les équipes de direction prennent conscience qu’elles doivent être sur le terrain, tant dans la mise en application des nouveaux standards et des nouvelles pratiques que dans l’ancrage des comportements et des valeurs. J’ai vu plusieurs projets mis en péril lorsque les équipes dirigeantes ne donnaient pas suffisamment l’exemple …

         Le rôle et de la charge de travail des managers a explosé : l’exercice du management a été bouleversé en profondeur. Essentiellement vertical, le management matriciel s’est beaucoup développé. Puis des modes de management dits transverses, agiles, hybrides, voire altruistes sont aujourd’hui expérimentés. En parallèle, la charge de travail et la charge mentale des managers a fortement augmenté, pouvant entraîner des difficultés à mobiliser sur certains postes. Et les statistiques de RPS (Risques Psycho Sociaux) auprès des managers se sont dégradées davantage que pour les autres profils.

         Le niveau d’exigence des collaborateurs a augmenté : face aux injonctions de flexibilité, d’innovation, de digitalisation accélérée, … les collaborateurs deviennent des consommateurs avertis qui s’informent davantage, posent leurs conditions sur l’exercice de leur travail et demandent davantage d’autonomie. Ils cherchent également à comprendre le sens et la portée de leurs actions. 

        Les collaborateurs demandent à être davantage associés aux décisions de leur entreprise :  la co-construction, les baromètres de satisfaction, l’animation de communautés font désormais partie intégrante de la contribution des collaborateurs aux grands projets et aux décisions de l’entreprise, y compris sur des enjeux importants pour elle. Les entreprises qui négligent ces dimensions mettent en péril leur attractivité pour recruter de nouveaux profils de hauts niveaux et pour fidéliser leurs équipes.

        Concrètement que pouvez-vous faire à votre niveau ? 

        Pour ma part, j’ai été confrontée brutalement à cette question lorsque j’ai un fait un burn out. Ma prise de conscience a été brutale. Pour naviguer dans la complexité, je n’ai plus les moyens physiques et mentaux d’en faire plus ou de me disperser. Je dois faire autrement, accepter et intégrer cette complexité.

        Concrètement, je me suis engagée sur des fronts très variés : 

        • je me suis formée sur des compétences comportementales, qui me faisaient durement défaut. J’ai fait un executive coaching. Une formation qui me tenait à cœur depuis des années, sans que j’aie trouvé le moment pour la faire
        • j’ai mobilisé régulièrement mon réseau pour des moments de partages, je suis allée demander des feedbacks, des mises en relations, j’ai osé solliciter des recommandations pour avancer dans mes projets, …
        • j’ai changé de statut en devenant indépendante, avec l’envie d’alterner les points de vue : passer du dedans et au dehors de l’entreprise
        • j’ai mené un travail thérapeutique car derrière l’épuisement professionnel, se trouvait des difficultés plus profondes et non résolues depuis plusieurs années, 
        • j’ai travaillé en groupes de pairs de taille et d’enjeux différents : coaching, médiation, Intelligence Artificielle, transformation digitale, … 
        • j’ai testé plein nouvelles approches sur le terrain, avec des succès variés et assumés, 
        • j’ai écrit dans le sens où je me suis autorisée de prendre du temps pour assumer une passion qui me tenait à cœur 

        En résumé, je me suis reconfigurée en profondeur, et je me suis tournée vers d’autres pratiques qui résonnent en moi, sans être en lien direct avec mes activités professionnelles.

        Et vous, quels sont vos différents terrains d’expérimentation pour vous ouvrir et vous réinventer face à la complexité ?

        Vos terrains de jeu sont multiples et s’intègrent les uns aux autres : vous êtes manager, mère/père de famille, membre d’une association, musicien, sportive confirmée, … Je vous invite à les explorer vos dimensions professionnelles, sociales, familiales, sociétales, culturelles, … et à les associer pour proposer un autre regard sur vos missions !

        Besoin d'être accompagné.e ?

        Vous voulez initier une discussion constructive sur la vision et les valeurs de votre entreprise et vous vous demander comment l’engager ?

        Quelques exemples de réalisations

        • Accompagnement d’un directeur d’entité : soutien au lancement de son équipe, avec le déploiement dans le temps de teambuildings collectifs trimestriels permettant de positionner l’équipe au sein de l’entreprise, d’inclure et mobiliser les nouveaux arrivants, de partager une feuille de route commune et de construire ses interfaces internes et externes prioritaires (Groupe Egis)
        • Accompagnement individuel d’un cadre dirigeant : travail de reconfiguration pour acter de son départ de l’entreprise et se projeter dans un nouveau projet en indépendant. Soutien à l’identification de la structure adaptée à ses besoins, à la construction de son offre de services et à sa stratégie de prospection (Groupe automobile)

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